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Mobilité

Etre mobile semble aujourd'hui une exigence incontournable à tout parcours académique.

Les trajectoires professorales doivent de plus en plus inclure au minimum une période dans une autre institution. Celle-ci succède généralement à la thèse et donne lieu à une recherche post-doctorale. En sciences humaines et sociales, ce séjour de recherche prolongé à l'étranger peut aussi se faire à un stade très avancé du doctorat.

Les arguments en faveur de la mobilité géographique mettent en avant l'expérience et l'ouverture de nouveaux horizons, tants scientifiques que professionnels, offerts.

Les nouveaux contacts créés lors d'une expérience à l'étranger ou dans une autre institution sont considérés comme une pièce maîtresse dans la constitution du réseau des chercheur-e-s.

 

Toutefois, la mobilité se heurte encore à de nombreux obstacles :
 

  • la crainte des chercheur-e-s d'être « oublié-e-s » par le marché académique national durant leur séjour ;
     
  • les lacunes en matière de sécurité sociale des séjours à l'étranger, notamment lorsqu'ils sont financés par des bourses et des subsides ;
     
  • les difficultés de combiner mobilité et vie de couple et de famille.
     

Face à ces obstacles, une définition plus ouverte de la mobilité est revendiquée. Il y a effectivement d'autres façons d'être mobile. Le développement actuel des technologies de l'information permet notamment des coopérations internationales et le développement de réseaux ne reposant plus uniquement sur les déplacements des personnes.