L'Université

L'Université de Neuchâtel de 1939 à 1959

Confiante en l'avenir

Libérée de l’étau de la Deuxième Guerre mondiale, l’Université de Neuchâtel retrouve confiance et optimisme. A la recherche de nouveaux étudiants, elle s’ouvre à l’extérieur. La création, en 1952, du Fonds national suisse pour la recherche scientifique lui offre un ballon d’oxygène bienvenu.

Faculté de théologie 1954-1955
Faculté de théologie, 1954-1955

Se défendre contre les velléités de suppression ou contre la répartition des enseignements entre les universités romandes appartient au passé. Au sortir du conflit mondial, l’Université de Neuchâtel adopte l’assurance qui sied à l’époque. Soucieuse d’établir des liens avec l’extérieur, elle participe au mouvement de solidarité qui voit le jour, en octroyant une aide financière aux Universités d’Oslo et de Groningue.

Mais cette confiance retrouvée ne l’empêche pas de se préoccuper de sa « clientèle », qu’elle soit étrangère ou autochtone : si les étudiants, juste après la guerre, s’annoncent nombreux, leur effectif chute jusqu’en 1954, date à laquelle la tendance s’inverse à nouveau. Et pourtant. L’Université étoffe régulièrement sa palette de cours et de formations…

Elle remporte, au début des années 1950, un succès populaire – non sans d’amples discussions – et se voit octroyer des crédits importants pour la construction des Instituts de botanique et de zoologie au Mail (inaugurés en novembre 1954) ainsi que pour des transformations dans le bâtiment de l’avenue du 1er-Mars. L’Université respire. L’ancrage de l’institution dans la société civile est désormais solide.

Au-devant de la scène émergent également une question, celle du rôle de la recherche scientifique, et une conviction, celle que la prospérité de l’industrie est étroitement tributaire des découvertes scientifiques. L’exigence, pour les universités et leurs facultés des sciences, de nouvelles ressources et d’équipements adéquats sera à l’origine non pas d’un subventionnement fédéral, que les souverainetés cantonales redoutent, mais de la création, en 1952, du Fonds national suisse de la recherche scientifique. Celui-ci offre à Neuchâtel un nouveau souffle.