Si le terme «mondialisation» a un sens, il réside dans les transformations profondes des systèmes de production, d'échange et de distribution des biens, des services et des richesses dont le monde entier est témoin aujourd'hui. Suscitées «d'en haut» par les organisations internationales et les multinationales, ces transformations sont relayées, réappropriées et parfois contrées par une multitude d'acteurs «en bas», qu'il s'agisse de bureaucrates-capitalistes chinois, de paysans suisses se découvrant écologistes ou de mouvements autochtones cherchant à garantir la propriété intellectuelle traditionnelle.
La circulation des biens symboliques, au premier rang celle des objets muséaux, constitue également un champ d'étude important. Elle permet d'analyser les conditions dans lesquelles sont déterminées les valeurs (monétaire et symbolique) des objets, ainsi que leurs appropriations et transformation dans des circuits d'échange desquels ils peuvent être soustraits pour être "mis en boîte".
L'étude de ces phénomènes exige une collaboration étroite entre disciplines, qui permet de dépasser les grands récits progressistes et développementalistes pour entrer dans les logiques propres des acteurs économiques et sociaux les plus variées
recherches sur la circulation des richesses