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institut des sciences du langage et de la communication



 
 
 
 



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comparative  

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La grammaire comparée ou lingusitique comparative propose des réponses aux questions qu'on peut se poser devant la constatation de ressemblances entre deux ou plusieurs langues différentes. De l'Irlande à l'Inde et de la Sicile à la Scandinavie, des langues anciennes et modernes recourent à des procédés voisins pour l'expression des mêmes fonctions. Le comparatiste s'interroge sur la nature de ce phénomène. Est-ce un effet de lois universelles, le résultat d'un emprunt réciproque ou l'indice d'une origine commune? En l'occurrence, la dernière hypothèse s'impose: les langues de ce domaine géographique très étendu remontent effectivement à un ancêtre commun. Il y a donc des rapports de parenté. Mais parenté ne signifie pas identité. C'est que le facteur temps joue ici un rôle. Les langues changent et par conséquent une seule et même forme ancienne se diversifie au cours des âges et évolue différemment selon les régions. La comparaison linguistique apparaît donc indissociable de l'étude du changement. Autrement dit, la grammaire comparée est aussi une linguistique historique.

«Pourquoi faire de la grammaire comparée?» Cette discipline et ses méthodes contribuent à la solution de problèmes contemporains. En effet, la description de l'usage actuel d'une langue enregistre souvent des variations en rapport avec la dimension temporelle. Les enfants ne parlent pas comme leurs parents, même si le décalage est en général minime et inconscient. La langue est en perpétuel devenir. Ainsi, l'étude de l'évolution occupe une place essentielle parmi les sciences du langage. Par ailleurs, la grammaire comparée nous instruit sur les origines de notre civilisation grâce au témoignage du vocabulaire. Au travers des mots, le linguiste accède aux idées et aux institutions. Les aspects techniques de la discipline débouchent ainsi sur la culture en général.

On peut aussi étudier la variation sur l'axe géographique plutôt que temporel. C'est l'objet de la dialectologie, qui est aussi enseignée comme branche complémentaire ou secondaire (dialectologie romane, et plus particulièrement des patois suisses romands et du français régional de Suisse romande, enseignement en relation avec la publication du Glossaire des patois de la Suisse romande).


Catherine Trümpy, chargée d'enseignement

    Réception sur rendez-vous (prendre contact par courriel: catherine.trumpy@unine.ch)

Cursus académique

1980: licence ès Lettres à Genève (grec, latin, histoire ancienne)
1981-1986: assistante au Séminaire de grammaire comparée de l'Université de Zürich
1986: doctorat ès Lettres à Zürich
1987-1990: bourse du Fonds National Suisse; rédaction de la thèse d'habilitation à Heidelberg (Allemagne) et à Stanford (Californie)
1991: habilitation à Heidelberg (grec et latin)
1991-2002: privat-docent à Heidelberg; charges de cours à Berne et à Bâle 
2002: professeure à Heidelberg; enseignements à Neuchâtel en tant que «professeure invitée»
2006: chargée d'enseignement à l'Université de Genève 

Domaines d'enseignement

  • langue et littérature grecques
  • langue et littérature latines
  • mycénien
  • grammaire comparée

Domaines de recherche

  • la poésie grecque archaïque et sa préhistoire (avec de nombreux arguments linguistiques)
  • les dialectes grecs, y compris le mycénien
  • explications étymologiques notamment dans le domaine des théonymes et des fêtes religieuses

Publications récentes contenant une argumentation linguistique

  • Potnia dans les tablettes mycéniennes: quelques problèmes d'interprétation, dans: R. Laffineur et R. Hägg (éd.), 8th International Aegean Conference: Potnia, Deities and Religion in the Aegean Bronze Age, Proceedings of the 8th International Aegean Conference, Göteborg University, 12-15 April 2000 (Aegaeum 22, 2001), p. 411-421.
  • Le fondement religieux des calendriers en Grèce, dans: V. Pirenne-Delforge (éd.), Les représentations du temps dans les grandes religions, colloque international d'histoire des religions, Université de Liège, 11-13 oct. 2001, Bibliothèque de la faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège, Fascicule 286 (Genève), 2003, p. 221-233.
  • "Wohlklingende Feste": Neues zu Pindars erster Pythischer Ode, Studia Humanitatis ac Litterarum Trifolio Heidelbergensi dedicata, Festschrift für E. Christmann, W. Edelmaier und R. Kettemann, A. Hornung, C. Jäkel, W. Schubert (éd.), Frankfurt a.M. et al. 2004, p. 342-358.
  • Die Thesmophoria, Brimo, Deo und das Anaktoron: Beobachtungen zur Vorgeschichte des Demeterkults, Kernos 17, 2004, p. 13-42.
  • Astu, polis et leur étymologie: quelques observations linguistiques illustrant le processus de l'urbanisation préhistorique, article sous presse, à paraître dans les mélanges A. Hurst (Genève 2005).
  • Was uns die griechische Mythologie heute noch zu sagen hat. In: J. Halfwassen, M. Gabriel (ed.), Kunst, Metaphysik und Mythologie, Heidelberg 2008, p. 129-135.

Liste des publications

  • La fibule de Préneste. Document inestimable ou falsification? Museum Helveticum 40, 1983, p. 65-74.
  • Vergleich des Mykenischen mit der Sprache der Chorlyrik. Bewahrt die Chorlyrik eine von Homer unabhängige alte Sprachtradition? Bern 1986, Peter Lang-Verlag, Europäische Hochschulschriften, Reihe XV, Band 32 (thèse de Zürich). Cet ouvrage a reçu le prix Charles Bally de l'Université de Genève. Compte rendu: A. Heubeck, Gnomon 59, 1987, 349-351.
  • Nochmals zu den mykenischen Fr-Täfelchen. Die Zeitangaben innerhalb der pylischen Ölrationenserie. Studi Micenei ed Egeo-Anatolici 27, 1989, p. 191-234.
  • Athena Boudeia, ZPE 100, 1994 (volume dédié à F. Gschnitzer pour son 65e anniversaire), p. 407-412.
  • Untersuchungen zu den altgriechischen Monatsnamen und Monatsfolgen. Heidelberg 1997, Carl Winter-Verlag, Bibliothek der Klassischen Altertumswissenschaften, N.F., 2e série, vol. 98 (thèse d'habilitation de Heidelberg, publication payée par la Deutsche Forschungsgemeinschaft DFG). Comptes rendus: Ph. Gauthier, REG 111, 1998, p. 582; E.C. Polomé, The Journal of Indo-European Studies 26, 1998, p. 257; R. Schmitt, Beiträge zur Namenforschung 33, 1998, p. 420-423; O. Wenskus, Anzeiger für die Altertumswissenschaft 51, 1998, Sp. 213-215; G. Mussies, Mnemosyne, 4e série, 52, 1999, p. 240-243; K.J.Rigsby, Gnomon 72, 2000, p. 550 sq.; G. Oliver, Class. Rev. 50, 2, 2000, p. 647; Y. Duhoux, Les Etudes Classiques 68, 2000, p. 403 sq.; J. Rüpke, Gymnasium 108, 1, 2001, p. 77 sq.
  • Feste zur Vollmondszeit: Die religiösen Feiern Attikas im Monatslauf und der vorgeschichtliche attische Kultkalender, ZPE 121, 1998, p. 109-115.
  • Monatsnamen (II. Griechenland, III. Rom), Der Neue Pauly 8 (2000), col. 356-359.
  • Die kretischen und kyprischen Monatsnamen als Zeugen für die Geschichte und Religionsgeschichte im frühen 1. Jahrtausend v.Chr., dans: Kreta und Zypern: Religion und Schrift, 26.-28. 02. 1999 à Ohlstadt, Weilheim/Obb. Deutschland 2001 (Verlag für Kultur und Wissenschaft GmbH), p. 233-243.
  • Potnia dans les tablettes mycéniennes: quelques problèmes d'interprétation, dans: R. Laffineur et R. Hägg (éd.), 8th International Aegean Conference: Potnia, Deities and Religion in the Aegean Bronze Age, Proceedings of the 8th International Aegean Conference, Göteborg University, 12-15 April 2000 (Aegaeum 22, 2001), p. 411-421.
  • Le fondement religieux des calendriers en Grèce, dans: V. Pirenne-Delforge (éd.), Les représentations du temps dans les grandes religions, colloque international d'histoire des religions, Université de Liège, 11-13 oct. 2001, Bibliothèque de la faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège, Fascicule 286 (Genève), 2003, p. 221-233.
  • Compte rendu de: M. Janda, "Eleusis:  Das indogermanische Erbe der Mysterien", Innsbruck 2000, Gnomon 75, 2003, p. 289-293.
  • "Wohlklingende Feste": Neues zu Pindars erster Pythischer Ode, Studia Humanitatis ac Litterarum Trifolio Heidelbergensi dedicata, Festschrift für E. Christmann, W. Edelmaier und R. Kettemann, A. Hornung, C. Jäkel, W. Schubert (éd.), Frankfurt a.M. et al. 2004, p. 342-358.
  • Die Thesmophoria, Brimo, Deo und das Anaktoron: Beobachtungen zur Vorgeschichte des Demeterkults, Kernos 17, 2004, p. 13-42.
  • Astu, polis et leur étymologie: quelques observations linguistiques illustrant le processus de l'urbanisation préhistorique, article sous presse, à paraître dans les mélanges A. Hurst (Genève 2005).
  • Edition des "Kleine Schriften" de F. Gschnitzer en collaboration avec T. Schmitt, vol. I: Frühes Griechentum: Historische und sprachwissenschaftliche Beiträge, Stuttgart 2001 (Historia-Einzelschriften, nr. 149, F. Steiner-Verlag); vol. II: Historische und epigraphische Studien zur Alten Geschichte seit den Perserkriegen, Stuttgart 2003 (Historia-Einzelschriften, nr. 167). 

publications Claude Sandoz

  • SANDOZ, C. (1998). Considérations sur l'étymologie de lat fetialis. Cahiers de l'ILSL, 11, (2), 295-301.
  • SANDOZ, Claude - «Lat. "rubicundus" et le système de Caland», Bulletin de linguistique et des sciences du langage (Lausanne), 19, 1999, 35-38.
  • SANDOZ, Claude - «De la troisième fonction dumézilienne au latin "iumentum" et "armentum"», Bulletin de linguistique et des sciences du langage (Lausanne), 19, 1999, 27-34.