Fermer
ISLC5.gif

Claudia Ricci

Assistante-doctorante

Chaire de linguistique française 
Bureau: 310
Adresse postale: 
Rue Pierre-à-Mazel 7
2000 Neuchâtel

Téléphone : +41 32 718 1788

claudia.ricci@unine.ch

Réception des étudiant-e-s: sur rendez-vous

Activités scientifiques

  • Linguistique française
  • Linguistique italienne
  • Linguistique contrastive
  • Sémantique et pragmatique
  • Domaines: temps, modalité, éventialité; fonctions textuelles des connecteurs

Enseignements

  • Université de Neuchâtel – semestre de printemps 2014 : linguistique du français moderne I (avec Corinne Rossari)
  • Université de Bâle – 2013-2014 : séminaire de bachelor en linguistique italienne varietà linguistica e norma

Parcours

  • 2013: Assistante doctorante en linguistique française – Université de Neuchâtel
  • 2008 à ce jour: Lectrice en linguistique italienne – Université de Bâle, Institut für Italianistik
  • 2007-2008: Université Roma Tre, Rome, département de linguistique,  bourse de chercheuse FNRS
  • 2005-2008: Collaboratrice scientifique Université de Bâle, Institut für Italianistik
  • 2004-2007: Collaboratrice scientifique– Université de Fribourg, Département de français
  • 1999-2004: Assistante en linguistique – Université de Genève, Section d’italien
  • 1995-1999: Université de Genève, Faculté des Lettres, Unité d’Italien, Licence ès Lettres - spécialisation en linguistique
  • 1994-1995: Université de Genève, Faculté des Sciences, Études dans la Section de Biologie

Publications

Retour

Projets de recherche

La représentation du sens modal et de ses tendances évolutives dans deux langues romanes : le français et l’italien

 

Etude statistique des formes énonciatives

Thèse

Analyse contrastive français-italien des formes grammaticalisées de la médiation
 
L'objectif de ce travail est l’approfondissement, à travers l'analyse de catégories de langue spécifiques (celles des verbes modaux et des temps verbaux notamment), d’une notion relativement récente et particulièrement significative dans l'étude de la façon dont la langue code le savoir : le concept de "médiation" ou "évidentialité", (de l'anglais evidentiality). La notion d’évidentialité décrit la manière dont la langue signale la source à l'origine de l'information donnée dans un énoncé. De nombreuses études ont mis en évidence l'existence de langues qui codent grammaticalement, notamment à travers des morphèmes spécifiques, l'origine de l'information énoncée. Trois catégories de source ont été décrites comme étant codées grammaticalement dans les langues à caractère évidentiel : la perception, l’inférence, l’ouï-dire. 
Des langues telles que le français et l'italien ne semblent pas, en revanche, coder l’origine de l'information dans leur grammaire, dans la mesure où l’on n’a pu relever de morphèmes spécifiques pour l’indication de la source. Pourtant, l'expression de la médiation se réalise aussi dans ces langues, souvent par le biais de formes qui, traditionnellement, ont été classées et analysées au moyen du concept de modalité.
Pour citer un exemple, dans l’énoncé « Son manteau n’est plus là, il doit être parti », le verbe devoir donne bien une indication de source : l'information transmise est présentée comme étant issue non pas d’une perception directe ou du dire d’autrui, mais bien d’une inférence du locuteur. Cela suggère que ces emplois modaux pourraient être porteurs d’une valeur médiative. 
Parmi les formes qui se montrent susceptibles de véhiculer une telle valeur dans des langues dépourvues de morphèmes spécialisés (comme le français et l'italien) ressort l'expression linguistique de la temporalité, qui est depuis toujours considérée comme "inscrite" dans la morphologie verbale : certains temps et modes verbaux véhiculent en effet une valeur médiative. 
Ce travail a pour but de fournir un point de vue sur l'évidentialité par le biais de l'étude transversale des formes susceptibles de la véhiculer en français et en italien, deux langues dépourvues d’un codage grammatical de la source de l’information.