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La représentation du sens modal et de ses tendances évolutives dans deux langues romanes : le français et l’italien

Les formes modales sont polysémiques. A côté du sens modal qu’une forme transmet coexistent d’autres sens caractérisables comme étant plus ancrés sur des jugements factuels. Par exemple, l’indication de jugement épistémique que véhicule le verbe pouvoir n’a pas effacé le sens de capacité que ce même verbe peut transmettre dans d’autres contextes.

La comparaison des langues de même souche fait ressortir des différences sensibles quant à l’usage des sens modaux. Précisément, dans les cas où une forme pourvue d’un sens modal et factuel a un équivalent dans l’autre langue, ce dernier est toujours plus proche du sens factuel que du sens modal. Le sens temporel du futur italien et français ne fait pas ressortir de différences entre les deux langues, alors que le sens épistémique est exploité de façon bien différente, notamment à cause du fait que l’italien y recourt nettement plus fréquemment que le français. Notre propos est de comprendre pourquoi il en est ainsi. Pourquoi, alors que deux langues ont les mêmes outils pour exprimer un concept (par exemple le futur pour exprimer la postériorité), pourquoi ces deux langues se différencient-elles sensiblement quand il s’agit d’employer les sens modaux de ces formes. Nous appuierons nos hypothèses sur la linguistique outillée de corpus en relation avec le projet (étude statistique des formes énonciatives).

 

Equipe de projet

Direction

Corinne Rossari

 

Collaborateurs

Annalena Hütsch
Claudia Ricci
Margot Salsmann
Dennis Wandel

Elena Siminiciuc

Financement

Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique, crédit numéro 100012-159458/1