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Archives des conférences

2011
  • 09.02.2001 - Nathan Badoud - Les colosses de Rhodes

    Le colosse de Rhodes, gravure du XVIIIe s.Les récentes reconstitutions du Colosse de Rhodes sont fortement influencées par une tradition plusieurs fois séculaire, dans laquelle recherche archéologique et imaginaire artistique ont interféré pour aboutir à la figure banale, et peu vraisemblable, d’une divinité dressant son corps d’athlète à l’entrée du port de la cité.

    Le Colosse créé par Charès vers 300 av. J.-C. (l’une des sept "merveilles du monde") appartenait pourtant à un type bien particulier de statue : les kolossoi - des objets utilisés dans des rituels de malédiction et d’exorcisme, que l’on jetait au feu quand on ne les nourrissait pas pour finalement les abandonner dans les bois. Or l'étude combinée de l'archéologie et de certaines sources littéraires oubliées nous permet de mieux définir ces objets énigmatiques et de comprendre en quoi cette définition s'applique également au chef d'oeuvre de Charès. À mille lieues des schémas hérités de la Renaissance, le kolossos peut alors se révéler dans toute son étrangeté : il sert d’emblème à une série de timbres amphoriques, marques que les Anciens apposaient sur les amphores pour en contrôler la production. Ce que l’on a jusqu’à présent qualifié de « symbole d’Hélios » représente en effet, sinon le Colosse lui-même, du moins un kolossos de Rhodes, contemporain de la statue de Charès et figurant comme elle le dieu tutélaire de la cité.

    Conférence donnée le mercredi 9 février 2011, à 20h15, à l'aula du 1er Mars, UNINE

    Nathan Badoud est docteur en archéologie classique de l'Université de Neuchâtel, et membre étranger de l'Ecole française d'Athènes.

    Légende de l'illustration : Le colosse de Rhodes, gravure du XVIIIe siècle.

  • 09.03.2011 - Pierre Barde - Cortaillod, un village englouti

    Plongée dans le village de Cortaillod-Est

    Cette conférence sera l’occasion de présenter au public l’un des premiers documentaires sur la fouille subaquatique d’une station littorale, la station du Bronze final de Cortaillod-Est. Après une introduction du conférencier sur le contexte de réalisation de son film et le déroulement du tournage durant le printemps 1980, le documentaire de 55 minutes sera projeté. S’ensuivra une discussion avec le réalisateur et avec les protagonistes de cette expérience, qui marque un des grands moments de l’archéologie neuchâteloise.

    Conférence donnée le mercredi 9 mars 2011, à 20h15, à l'aula du 1er Mars (UNINE).

    Pierre Barde est un ancien journaliste de la Télévision Suisse Romande.

    Légende de l'illustration : Plongée dans le village de Cortaillod-Est.

  • 30.03.2011 - François Demotz - Neuchâtel, ville royale autour de l'An Mil

    Château de Neuchâtel. Montage photographique représentant un mur rodolphien (vers 1011 ) et une sculpture de l’aula (vers 1150).

    Neuchâtel fait partie de ces noms qui évoquent immanquablement le Moyen Age. Rappelons que c’est à un roi, Rodolphe III, et non à un seigneur, qu’il revient de citer pour la première fois Neuchâtel en 1011 et d’en disposer.
    Grâce aux travaux des archéologues et des historiens, le passé de la région est maintenant mieux connu et l’on sait aujourd’hui qu’il s’agit d’un lieu typique de la monarchie des rois de Bourgogne, par sa tradition, sa localisation et son statut. Mais pourquoi en 1011 et un château neuf ? Cette mention correspond à une époque troublée : une aristocratie ambitieuse et un voisin germanique qui espère la fin du royaume de Bourgogne. Neuchâtel est alors appelée à jouer un rôle important dans la politique royale en devenant sedes regalissima, castellum et la propriété d’un personnage de premier plan, la reine Ermengarde. La ville joue ensuite un rôle militaire réel au coeur du conflit qui marque le rattachement du royaume de Bourgogne à l’empire. Son passé royal s’estompe alors, mais elle demeure un pôle éminent de l’autorité publique.

    Conférence donnée le mercredi 30 mars 2011 à l'aula des Jeunes-Rives (UNINE - FLSH).

    François Demotz est professeur à l'Université Lumière de Lyon, au Centre international d'études françaises.

    Légende de l'illustration : Château de Neuchâtel. Montage photographique représentant un mur rodolphien (vers 1011 ) et une sculpture de l’aula (vers 1150).

  • 20.04.2011 - Olivier de Cazanove - La reprise des fouilles sur le sanctuaire d'Apollon Moritasgus à Alésia

    Vue aérienne du chantier de fouille à Alésia avec le sanctuaire d’Apollon Moritasgus

    L’exploration archéologique du sanctuaire d’Apollon Moritasgus à Alésia a repris en mai 2008, 99 ans après les premières fouilles d'Émile Espérandieu. Au cours de trois campagnes successives, celui-ci avait dégagé un bâtiment rectangulaire, un dispositif de captage d’eau de source et surtout un temple octogonal à galerie périphérique. L’exploration du sanctuaire avec des moyens modernes, a permis d’en étudier l’organisation spatiale et d’en préciser la chronologie.

    Conférence donnée le mercredi 20 avril 2011, à 20h14, à l'aula du 1er Mars (UNINE)

    Olivier de Cazanove est professeur à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne

    Légende de l'illustration : Vue aérienne du chantier de fouille à Alésia avec le sanctuaire d’Apollon Moritasgus

  • 11.05.2011 - Sylvie Beyries
  • 08.06.2011 - Régis Bertholon
  • 21.09.2011 - Florence Journot et Gilles Bellan
  • 12.10.2011 - Laurent Olivier