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présentation générale
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domaine scientifique de l'institut
L'histoire est l'étude du passé humain dans ses dimensions les plus variées possibles (politiques, sociales, économiques, culturelles, etc.). Son questionnement est tributaire de l'époque, des interrogations des historiens comme des attentes du public. Si elle est ouverte sur d'autres sciences, sa méthodologie lui est propre et repose avant tout sur l'analyse maîtrisée des sources. L'histoire, qui a longtemps privilégié les documents écrits, est de plus en plus attentive aux vestiges matériels ainsi qu'aux sources iconographiques et audio-visuelles. Instrument d'étude et de compréhension du passé, l'histoire est également un objet d'étude comme discours et ensemble de représentations.
importance
Depuis le début du XIXe siècle et sans doute pour longtemps encore,
l'histoire occupe une place importante dans la vie culturelle et dans
la production intellectuelle. La production historique est actuellement
très largement le fait des universitaires, même pour ce qui est de la
vulgarisation. L'importance culturelle de l'histoire se reflète dans le
choix des étudiant(e)s : l'histoire est d'ordinaire une branche forte
des facultés de lettres et c'est le cas à Neuchâtel (l'institut a un
peu plus de 350 étudiants et doctorants inscrits; il est en ordre
d'importance le 2e de la Faculté). À l'évidence, l'intérêt des
étudiant(e)s pour l'histoire va au-delà des perspectives
professionnelles spécifiques (enseignement, recherche universitaire ou
en entreprise, gestion d'archives, etc.) et se rapproche de l'intérêt
du public en général, si bien qu'il est difficile d'imaginer une
faculté des Lettres qui ne répondrait pas à ce besoin.
problèmes ouverts et enjeux
Si l'on considère l'histoire à l'échelle internationale, il ne peut
guère être question de "problèmes ouverts", dont les historiens dans
leur ensemble attendraient la résolution; il vaudrait mieux se
contenter d'évoquer des "débats", qui ne concernent jamais qu'une
petite partie de la discipline. Pour notre institut, comme pour tout
historien ou groupe d'historiens, l'enjeu consiste à exercer la
pratique de l'histoire, selon des standards évidemment internationaux,
dans un lieu qui conditionne les attentes des étudiant(e)s et de la
société. Cela implique d'une part de mettre à jour et de relier à la
recherche internationale les problématiques intéressants la région (au
hasard pour Neuchâtel: procès de sorcellerie, révolution de 1848,
apprentissages horlogers, histoire de Suchard, développement du train),
d'autre part d'inscrire leur nom et l'institution qui les abrite dans
certains des grands débats historiographiques actuels, qu'ils soient
nationaux (dans notre cas: histoire de la place financière suisse, de
la frontière pendant la Deuxième guerre mondiale) ou internationaux
(histoire du tourisme ou des transports, histoire du temps).
activités de l'Institut
Conscient de la diversité des attentes des étudiant(e)s comme de celles
de la société, l'institut délivre une formation générale (de
l'Antiquité à nos jours) avec des spécificités (histoire suisse,
histoire de l'espace jurassien, histoire industrielle, histoire des
communications et du tourisme). Il articule formation à la recherche et
à l'enseignement, ainsi qu'aptitude à répondre à des sollicitations
temporaires (organisation d'expositions, conférences). De ce fait, il
n'y a pas de séparation de principe entre l'enseignement et l'activité
de recherche, du moins pour les problématiques régionales; pour les
mêmes raisons, le maintien d'une formation généraliste et la
disposition d'une expertise s'étendant à toute la durée de l'Histoire
(de l'Antiquité à nos jours) nous paraissent essentiels, tout comme la
détermination d'alliances avec les universités voisines, notamment
celles de Fribourg, et de la France voisine.
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