Cours transversal
Le cours transversal fait partie intégrante du cursus de master en histoire de l’Université de Neuchâtel. L’approche est fortement axée sur l’interdisciplinarité et la méthodologie, et vise à apprendre aux étudiant-e-s, sur la base de cas empiriques, comment construire un objet de recherche en histoire, définir une problématique et acquérir les outils nécessaires à une réflexion critique sur leur propre pratique scientifique. Chaque cours est organisé autour d’une question centrale de la recherche historique actuelle. Les séances sont animées par les membres du corps enseignant de l’Institut d’histoire ainsi que par des conférenciers invités.
Le cours transversal a lieu chaque semestre et remplace le cours commun et l'atelier d'histoire comparée, dont il reprend les objectifs (voir le plan d’études). Il figure au nombre des enseignements que les étudiants en histoire doivent suivre au sein du tronc commun de master. L'obtention des crédits liés au cours transversal suppose de suivre deux éditions du cours, chacune faisant l'objet d'une évaluation interne. Les étudiant-e-s sont libres de choisir l'ordre dans lequel ils désirent suivre les deux cours, dans la mesure où leur choix ne contrevient pas aux dispositions réglementaires de la FLSH. Le cours transversal peut également être validé comme bloc libre.
Les cours se trouvent sur Claroline
Informations : Serge Reubi et Fabrice Flückiger
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VI - Le corps dans l'histoire (automne 2012)
VI - Le corps dans l'histoire
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V - Historicisation des concepts historiques (printemps 2012)
V - Historicisation des concepts historiques
Le cours du semestre de printemps 2012 sera consacré aux questions soulevées par l’utilisation des concepts historiques, ces termes qui nous semblent souvent évidents alors qu’ils sont eux-mêmes le produit d’une histoire. Ce choix vise à sensibiliser les étudiant-e-s de master à l’usage des concepts historiques dans leur propre travail scientifique et à leur permettre d’acquérir les bases théoriques et pratiques d’une histoire croisée de ces concepts et de leurs usages. Le cours participe d’une double volonté de réflexivité critique sur le langage des sciences humaines et sociales et d’objectivation des usages, savants ou ordinaires, des termes et des concepts qui en sont les outils privilégiés. Les participant-e-s seront invités à se servir de l’outil comparatif afin de déconstruire l’illusion d’un sens univoque et allant de soi des mots, outil qui peut se décliner de trois façons : 1) la distinction entre univers savants et non-savants, 2) les espaces linguistiques et 3) la variété des champs disciplinaires. Cette perspective permettra de comprendre comment les concepts et leurs usages se déplacent, se transforment et se fixent, façonnant ainsi notre manière de penser et de dire l’histoire.
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IV - Histoire et fiction (automne 2011)
IV - Histoire et fiction
Entre histoire et fiction, la frontière est souvent plus ténue qu’il n’y paraît : l’une et l’autre s’incarnent dans le texte et la narration, qui donne sens aux éléments du récit. Ce sont des règles fines – structure, présence d’un appareil critique – qui identifient la manière dont le texte doit être lu et c’est précisément lorsque ces règles sont transgressées que le texte risque de perdre sa légitimité et de ne plus être reconnu comme ce qu’il aspire à être. Tant le récit de fiction que la recherche historique ne peuvent cependant guère exister en dehors d’un texte plus ou moins linéaire, déroulant aux yeux des lecteurs ce qu’on appelle dans les deux cas une intrigue.
Le cours transversal Histoire et fiction propose de se pencher sur les enjeux complexes des rapports entre histoire et fiction au sein de divers médias – textes, cinéma, photographie, peinture, bande dessinée, etc. Formes de narration, allers-retours entre histoire et fiction, adaptation de faits historiques en littérature et au cinéma, distinction entre vraisemblance et véracité, production de fictions par les acteurs historiques (récits de vie, autofiction) sont autant de questions qui seront traitées au cours du semestre. Dans la suite du cours transversal III Histoire et sciences sociales, on privilégiera les cas d’études, afin de montrer comment les historiens et des chercheurs d’autres disciplines se confrontent à ces questions dans leurs travaux. -
III - Histoire et sciences sociales (printemps 2011)
III - Histoire et sciences sociales
Nouvelles perspectives (micro-histoire ou world history, transcultural studies et comparatisme), nouvelles problématiques (gender studies, post-colonial studies, linguistic ou visual turn), nouveaux objets (par exemple le corps, le sport ou le tourisme, la violence, les sciences ou l’érudition) amènent les historiens à se confronter toujours davantage aux sciences sociales et à de nouvelles manières de formuler les questions, de construire les enquêtes, de documenter et d’écrire, qui sont celles de la sociologie, de l’anthropologie, de l’ethnologie ou encore de la philosophie.
Le but du cours Histoire et sciences sociales était d’interroger les relations souvent étroites entre histoire et sciences sociales dans le métier d’historien. Plutôt qu’un catalogue d’auteurs et d’ouvrages, qui risquait de tomber dans le piège d’une liste d’apparence téléologique de textes canoniques, le cours espérait montrer comment se construit la réflexion historique dans un dialogue critique avec les sciences sociales, en partant de l’expérience pratique de chercheurs confrontés aux défis de l’interdisciplinarité. La confrontation de points de vue, d’approches méthodologiques et d’objets d’étude souvent très éloignés devait permettre la réflexion sur la manière dont l’historien emprunte des outils nouveaux et les transforme afin de les intégrer à sa propre pratique scientifique.
Le cours a permis aux étudiants de se forger un regard critique sur les sciences sociales et de se préparer à un usage des concepts et méthodes issus de ces disciplines dépassant le simple emprunt plus ou moins arbitraire au profit d’une véritable réflexion, fondée sur des recherches empiriques, autour de la rencontre entre histoire et sciences sociales. -
II - La mondialisation (automne 2010)
II - La mondialisation
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