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Serge Reubi

Informations

Mes recherches portent principalement sur l'histoire des sciences humaines entre le dernier quart du XIXe siècle et le dernier quart du XXe siècle. Ayant un intérêt marqué pour l'histoire de l'anthropologie sociale et de l'ethnographie, j'y explore dans une perspective de l'histoire sociale des sciences ou des sciences studies, les rapports entre dimensions cognitives et sociales de la science, les pratiques de recherche et la vulgarisation.

Actuellement je suis en train de définir les contours d'une nouvelle recherche portant sur l'examen des normes et des pratiques scientifiques et artistiques visant à identifier ce qui qualifie les gestes (pratiques de collections, photographies, ...) comme scientifiques ou artistiques. A côté de ma thèse (Gentlemen, prolétaires et primitifs, P. Lang, 2011) qui a porté sur l'histoire de l'ethnographie suisse en 1880 et 1950, j'ai participé à un projet inter-disciplinaire en histoire des transports (Prof. Axhausen, ETH, Zurich) ainsi qu'au projet du prof. M.-A Kaeser (Unine/Laténium) portant sur l'histoire des pratiques de collection.

J'ai offert au semestre de printemps 2009 un séminaire BA sur l'historiographie des sciences studies. Je suis actuellement chargé du cours d'introduction aux études d'histoire (1ère année) et membre de l'équipe d'enseignement du Cours transversal de master en histoire.

Recherche

"Gentlemen, prolétaires et primitifs". Thèse de doctorat
sur l'histoire de l'ethnographie suisse entre 1880 et 1950

Ma thèse examine l’histoire de l’ethnographie suisse entre 1880 et 1950. Croisant l’analyse des institutions de cette discipline et celles des pratiques savantes, elle éclaire les interactions entre les cadres institutionnel, politique et économique de la recherche et les procédures savantes qu’ils valident. J’y étudie les processus d’institutionnalisation et les modes de fonctionnement des institutions ethnographiques suisses dont la portée est particulièrement instructive puisque les institutions constituent l’interface des enjeux savants, politiques, économiques et culturels et éclairent à ce titre l’ensemble de ces dimensions de la science. Par ailleurs, l’examen des pratiques scientifiques montrent que celles-ci procèdent des institutions qui les financent et les mettent en place, mais également qu’elles façonnent ces institutions. Plus généralement, cet examen des pratiques permet de prendre à contre-pied différentes idées reçues de l’histoire générale de l’ethnographie et remet en cause sa chronologie.

Les "pratiques hybrides"

Actuellement, je développe un projet sur ce que je nomme les pratiques hybrides. Le « tournant pratique » en histoire des sciences – et plus généralement en histoire – a en effet identifié les pratiques scientifiques comme une catégorie heuristiquement plus riche que les idées qui en constituent traditionnellement l’objet. Avec raison. Pourtant, l’examen des pratiques présente également des limites en ceci en particulier que les pratiques ne sont pas déterminées en soi, mais peuvent être à la fois interprétées comme savante, commerciale, artistique, politique, … dans ce projet, je m’intéresserai, à travers l’examen de la catégorie de l’obscène et celle des collections ethnographiques, au processus selon lesquels une pratique est identifiée et aux modalités qui qualifient une pratique, une activité, un geste comme ce pour quoi on les prend.

Principales publications

  • Serge Reubi, Gentlemen, prolétaires et primitif. Institutionnalisation, pratiques de collection et choix muséographiques dans l'ethnographie suisse, 1880-1950, Berne, Peter Lang, 2011 (L'Atelier. Travaux d'Histoire de l'art et de muséologie 4). Détails
  • Retour d'Angola, sous la dir. de Marc-Olivier Gonseth, Bernard Knodel et Serge Reubi, Neuchâtel, Musée d'ethnographie, 2010.

 

 

Maître-assistant

Domaines de recherche

  • Histoire sociale des sciences humaines, histoire de l’anthropologie
  • Histoire des musées
  • Pratiques de qualification

Titres et distinctions

  • 2008, doctorat ès sciences humaines, Université de Neuchâtel et doctorat en histoire des sciences, EHESS.
  • Prix de la thèse du Musée du Quai Branly, classé second.
  • 2001, licence ès lettres et sciences humaines, Université de Neuchâtel.