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Rosalie Muriset

Assistante doctorante

 

CV

Thèse en cours, sous la direction du Prof. Ola Söderström :

Devenir influent lorsque l’on est ramasseur informel de déchets solides : entre stratégies d’échanges locaux et globaux (titre provisoire)


L’ère de la mobilité globale inscrit la société dans un nouveau répertoire d’inégalités. Comme le souligne Massey (1994 : 149-150), c’est une certaine élite qui organise le monde des flux, alors que le reste de la population prend part à cette dynamique, mais sans la contrôler. L’expérience de la mobilité est donc vécue de façon différenciée selon les groupes sociaux. Cette géométrie du pouvoir (MASSEY 1994 : 149) semble cependant pouvoir être nuancée, puisque d’autres acteurs que l’élite parviennent aussi à mettre en relation leurs connaissances, pratiques et revendications à différentes échelles. En s’appuyant sur la mobilisation internationale des ramasseurs informels de déchets solides, cette thèse a pour objectif de discuter de ces nouvelles configurations possibles. Grâce aux actions de ces travailleurs informels, plusieurs gouvernements ont signé le passage d’une politique répressive de l’activité de ramassage informel à une politique plus inclusive, à des échelles municipales, régionales et nationales. Ces personnes ont donc bousculé le système tout entier de gestion des déchets au Sud. Pour questionner les relations de pouvoir et les intérêts qui ont façonné un tel tournant, je me base sur l’approche de la mobilité des politiques, ainsi que sur les agencements translocaux d’apprentissage. Ces apports théoriques permettent de retracer les canaux qui ont été privilégiés par les ramasseurs pour gagner en visibilité et motiver des changements législatifs les concernant. Souvent, ces théories géographiques ont été mobilisées pour comprendre les échanges qui se font entre des villes du Nord ou du Nord au Sud, par l’intermédiaire d’acteurs appartenant à l’élite. Ici, elles sont actualisées et appliquées à la circulation de flux dans l’hémisphère sud, à différentes échelles, par des populations disposant a priori de peu de capitaux sociaux et financiers. Ce travail détient donc un enjeu scientifique important. Ma recherche répond également à un enjeu politique par le fait qu’elle propose d’identifier les moyens développés par une communauté marginale pour devenir influente à une échelle internationale. Pour mener à bien ce projet, mon terrain d’étude se concentre sur la ville de Belo Horizonte au Brésil, première municipalité à avoir adopté une politique plus inclusive de l’activité de ramassage. Les outils méthodologiques que j’ai choisi de mobiliser sont l’analyse de documents, l’entretien semi-directif ainsi que l’observation directe.  

Mots-clés : Mobilités des politiques, agencements translocaux d’apprentissage, mouvements sociaux, empowerment, secteurs formel et informel, gestion des déchets solides, ramasseurs, Belo Horizonte, Brésil, analyse de documents, entretiens semi-directifs, observation directe.



Enseignements :


Encadrement des Travaux de recherche en méthodes qualitatives – TPR (BA)
Encadrement du cours de Géographie politique (BA)
Encadrement du Terrain de géographie humaine (MA)
 
Suivi de Mémoires de master (MA)
Expertise d’examens (BA/MA)

 

Contact

 

 Assistante doctorante

Bureau 2.S.39

Tél. +41(0)32 718 17 93

e-mail: rosalie.muriset@unine.ch