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Nicolas Derungs

The role of agri-environmental policy instruments in the protection of soil quality in Switzerland : socio-anthropological analysis of an on-going failure

La couche superficielle des sols est à la base de la vie sur les continents. Sans sols, point de faune et de flore terrestre, point d’agriculture et probablement point de sociétés humaines telles que nous les connaissons. Voilà qui interpelle l’ethnologue ! Par voie de fait, les sols et leur fertilité, semblent devoir être préservés et gérés précautionneusement, d’autant plus que de nos jours, les pressions humaines sur cette ressource ne cessent d’augmenter. Le bétonnage le détruit, la pollution, l’érosion et la compaction le détériorent.

Dans le cadre de ce travail de thèse, je m’intéresse à la protection qualitative des sols en Suisse, et plus spécifiquement à l’érosion des sols agricoles. L’érosion, en avez-vous déjà entendu parler ? Ce phénomène naturel nous rappelle des articles de presses de quelques événements lointains et catastrophiques en Afrique ou aux Etats-Unis.

Pourtant, l’érosion touche aussi de manière moins spectaculaire les terres agricoles en Suisse. Beaucoup d’exploitations agricoles y sont confrontées, à tel point que ce phénomène est considéré comme un problème environnemental majeur pour l’agriculture. Depuis plus de vingt ans, des politiques agro-environnementales sont mises en œuvre pour lutter contre l’érosion et la dégradation des sols. Elles visent principalement à modifier les pratiques agricoles jugées inadaptées sur certaines exploitations. Des connaissances scientifiques et techniques, et des outils législatifs ont été développés. Cependant, malgré de grands progrès, les autorités et les experts estiment que l’érosion pose toujours problème. Les instruments de mise en œuvre ne parviennent pas à modifier le social.

Cette recherche interdisciplinaire se penche sur la question de la construction sociale de ce problème environnemental, sur les moyens de lutte développés pour le résoudre, et sur les effets de leur mise en œuvre sur le terrain : en quoi l’érosion est-elle un problème ? Pour qui ? Comment a-t-il émergé dans la sphère publique et politique et comment a-t-il été problématisé ? Je me penche également sur le réseau d’acteurs et d’objets constituant le processus de mise en œuvre du programme politico-administratif. Quels acteurs y participent et quel est leur rôle ? Je questionne finalement la production du savoir scientifique autour de ce phénomène : ses différents types ; leur utilisation et leur transmission, leurs effets et leurs limites.

Toutes ces questions m’emmènent sur des terrains théoriques tels que la sociologie politique de l’action publique, la sociologie de la traduction ou encore la sociologie des sciences.

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D'autres infos...

2002 : Passionné des relations Homme-nature, je me lance en biologie à l’Université de Neuchâtel. Mais où est l’Homme ? Je poursuis une formation interdisciplinaire en biologie-ethnologie.

 

2005 : Intrigué par les plantes et leurs propriétés, je finis par tomber dans une fosse pédologique. Et m’y sens à l’aise!

 

2013 : Après un détour passionnant dans la communication scientifique, je reviens à la recherche et décide de creuser une question sur l’Homme et le sol… Question qui mérite d’être creusée, j’y reste attaché !

Cv, contact, etc...

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