Les sciences sociales et les sciences de l'esprit (psychologie cognitive, psychologie du développement, neurosciences) ont trop longtemps fonctionné en parallèle. Il est aujourd'hui largement acquis que nos capacités cognitives ont été en partie sélectionnées en raison des pressions sociales considérables subies par les membres de notre espèces.
Avec Laurence Kaufmann (Université de Lausanne), nous développons l'hypothèse que les êtres humains sont "naturellement" doués pour saisir et faire sens de certains indices propres à leur environnement sociaux (règles, appartenance de groupe, hiérarchie). Grâce aux méthodes de la psychologie du développement, nous sommes en train de décrire les composants cognitifs de cette «sociologie naïve».
Parallèlement à ces recherches empiriques, un travail théorique est également accompli, notamment dans un livre que nous avons dirigé: La Sociologie cognitive (Paris, Maison des Sciences de l'Homme).